« Quand on montre la lune… L’Art Insoumis de Déjouer l’Argument Mélenchon »
🌙 Introduction
Sur les marchés, dans les rues, devant les supérettes, il est une réplique qui surgit comme un réflexe pavlovien :
« Ah non, Mélenchon, pas lui ! »
Et soudain, tout débat semble clos, tout argument étouffé, toute discussion impossible.
Mais l’Insoumis — le vrai — ne recule ni devant un nez trop long, ni devant une objection trop courte.
Car ce refus n’est pas une fin : c’est une ouverture, une faille, une occasion.
Le moment où l’on peut, avec panache, rappeler une vérité vieille comme la philosophie :
Lorsque l’on montre la lune des idées, des salaires, des retraites, des services publics…
trop regardent le doigt d’un homme.
Ce premier chapitre rassemble les mille manières — de la plus douce à la plus cinglante —
de ramener l’écoute là où elle doit être :
non sur les visages, mais sur les vies ;
non sur les égos, mais sur les enjeux.
Parce qu’au fond, tracter n’est pas convaincre :
c’est apprendre à dévier un regard.
De l’homme vers l’horizon.
Du doigt vers la lune.
🌙 SCÈNE PREMIÈRE — “Regardons la lune”
Le Badaud (rechignant).
— Ah non, Mélenchon ! Pas lui ! Je ne veux point entendre son nom !
Cyrano (se redressant, cape au vent).
— Holà ! Si lorsque le philosophe vous montre la lune, vous ne voyez que son doigt…
Permettez qu’un humble Gascon vous indique le ciel, plutôt que l’ongle.
Le Badaud.
— La lune, dites-vous ?
Cyrano.
— Oui, la lune ! Ces idées qui brillent, ces mesures qui éclairent la nuit de vos fins de mois !
Le doigt ? Bah ! Le visage d’un homme.
Regardez la lumière, non la phalange.
🌙 SCÈNE II — “Les idées, pas les égos”
Le Badaud.
— Mais enfin… le personnage ! Son ton ! Sa voix !
Cyrano (tapotant son épée).
— Mon cher, on ne juge point un mousquetaire à la longueur de son nez,
mais à la justesse de sa lame !
Les idées, voilà l’épée.
Le reste ? Du bruit, du vent…
un panache qui ne change ni le prix du pain, ni celui du logis.
🌙 SCÈNE III — “Sans la photo, que reste-t-il ?”
Le Badaud.
— Vous avez beau dire… je n’aime pas sa tête.
Cyrano (avec un sourire triomphant).
— Ah ! Si je retirais la gravure du portrait…
Refuseriez-vous encore l’augmentation du salaire ?
La retraite digne ?
La santé gratuite et prompte ?
Le Badaud (hésitant).
— Peut-être… pas.
Cyrano.
— Hé bien ! Ce que vous n’aimez point, c’est la moustache sur la page,
non la justice écrite dessous.
🌙 SCÈNE IV — “On parle de vous, non de lui”
Le Badaud.
— Enfin, quoi ! Je ne veux plus voir Mélenchon !
Cyrano (s’inclinant profondément).
— Et moi, je ne veux voir qu’une chose :
votre vie, vos peines, votre table, vos factures.
Ce sont elles qui me concernent.
Non la silhouette d’un tribun que vous croyez me jeter comme une bûche dans ma route.
🌙 SCÈNE V — “La lune, c’est vos soucis”
Cyrano (désignant le ciel).
— Regardez bien :
La lune, ce sont vos salaires, vos retraites, vos enfants à l’école.
Le doigt, ce sont les petites querelles de personnes.
Que préférez-vous éclairer ?
La voûte céleste…
ou l’ongle d’un polémiste ?
🌙 SCÈNE VI — “Le casting ou le contenu ?”
Le Badaud.
— Mais enfin, c’est Mélenchon !
Cyrano (avec panache).
— Et si c’était un autre ?
Ces mesures vous deviendraient-elles soudain supportables ?
Si le programme était un vin,
le refuseriez-vous parce que la bouteille ne vous plaît point ?
Allons !
Buvez au contenu, pas au flacon !
🌙 SCÈNE VII — “Le renversement final”
Cyrano (à mi-voix, presque confidentiel).
— Sachez-le, ami : Mélenchon s’en ira un jour.
Comme tous les hommes.
Mais vos problèmes, eux, ne prendront point retraite.
Mieux vaut choisir la politique qui les réduit,
que le visage qui vous agace.
Le Badaud (adoucissant son ton).
— Et… que propose-t-il donc, ce programme ?
Cyrano (tirant un tract comme on tire une épée).
— Ah ! Vous regardez enfin la lune.
🌙 SCÈNE FINALE — La question qui ouvre tout
Cyrano s’approche, calme :
Cyrano.
— Dites-moi une chose, ami :
Dans votre vie, là, maintenant…
Qu’est-ce qui doit changer en premier ?
Et sur cette simple question, la discussion commence.
ANNEXE :Réplique à l’argument phare : « Ah non, Mélenchon… »
🧿 SECTION 1 — Les versions courtes (5 à 8 mots)
- « Regardons la lune, pas le doigt. »
- « Les idées comptent, pas les égos. »
- « Le fond d’abord, les têtes après. »
- « Vous méritez mieux qu’un débat de personnes. »
- « Parlons vie réelle, pas photo. »
- « Le visage change, les problèmes restent. »
🎯 SECTION 2 — Les versions neutres mais percutantes
- « On parle de la lune, et vous me parlez du doigt. Parlons du fond. »
- « La politique, ce n’est pas un casting. C’est votre vie. »
- « Le programme, c’est la lune. Le personnage, c’est juste le doigt. »
- « Sans photo, vous seriez contre l’augmentation des salaires ? »
- « Je comprends. Mais votre avis sur Mélenchon ne changera pas le prix de vos courses. Par contre… »
- « On peut ne pas aimer Mélenchon : mais qui d’autre propose de reprendre le contrôle sur les prix ? »
🔥 SECTION 3 — Les versions “choc élégantes” (impact maximal, respect maintenu)
- « Si on regarde le doigt, on rate la lune : votre pouvoir d’achat. »
- « Mélenchon ne paie pas vos factures, mais les lois, si. Parlons des lois. »
- « Les médias ont mis un visage en avant. Moi je vous parle de ce qui change votre quotidien. »
- « On peut détester Mélenchon. OK. Mais détestez-vous aussi les hausses de salaires ? »
- « Mélenchon partira un jour. Vos problèmes, eux, restent. Parlons des solutions. »
😄 SECTION 4 — Versions humoristiques (sans agressivité)
- « Si Mélenchon vous énerve, promis : je n’en ai pas un dans mon sac. »
- « On ne vous demande pas de l’inviter à dîner, juste de regarder les idées. »
- « Mélenchon n’est pas dans le tract : uniquement vos factures. »
- « Si Mélenchon vous énerve… dites-vous que lui aussi a des défauts ! Et si on parlait des vôtres… de préoccupations ? »
🧘 SECTION 5 — Versions “philosophiques” façon Sénèque / Lao-Tseu
- « Confondre l’homme et l’idée, c’est se priver de lumière pour regarder l’ombre. »
- « Celui qui regarde le doigt oublie le ciel auquel il pointe. »
- « Le sage écoute l’argument, pas la voix qui le porte. »
- « Le juste choix ne dépend pas de la figure, mais de la direction. »
🪶 SECTION 6 — Versions “populaires”, terrain rural / marché / bistro
- « Moi je dis : on s’en fout du gars, ce qui compte, c’est ce qu’il propose. »
- « Le visage, on s’y habitue. Le portefeuille vide, jamais. »
- « Mélenchon ou pas, votre frigo ne se remplit pas tout seul. »
- « On ne mange pas des photos. On vit avec des salaires. »
💬 SECTION 7 — Techniques de renvoi vers le concret (avec question clé)
À utiliser juste après la phrase lune/doigt :
- « Bon. Aujourd’hui, vous, la priorité, c’est quoi ? Les prix, les retraites, la santé ? »
- « OK pour Mélenchon. Mais chez vous, c’est quoi qui coince le plus en ce moment ? »
- « D’accord. Je vous entends. Et dans votre vie à vous, qu’est-ce qui devrait changer en premier ? »
C’est incroyable à quel point poser une seule question ouvre immédiatement la porte.
⚡ SECTION 8 — Versions “retournement logique”
- « Donc si on change le visage, vous êtes d’accord avec le programme ? »
- « Si on retire juste un nom, tout le reste vous va ? »
- « Si Mélenchon ne se présentait pas, vous voteriez pour ces mesures ? »
- « Si vous aviez les mêmes propositions sous un autre visage, vous diriez oui ou non ? »
Ça oblige la personne à reconnaître que son rejet est… personnel.
Et toi, tu ramènes au fond.














